1-514-507-4782 (TOLL FREE)
Free Shipping over $100 (USA & CANADA)
Cart 0

Il était une fois... le taureau de Pucará

Helene Waechter

"Il y a fort longtemps, une terrible sécheresse s'abattit sur Pukará, un petit village niché dans les Andes, non loin du lac Titicaca. Les puits étaient à sec et les habitants souffraient cruellement. Les paysans décidèrent donc d'offrir un taureau en sacrifice au Dieu Pachakamaq, espérant ainsi obtenir la pluie tant convoitée.

Voilà donc que les habitants se mettent en procession avec leur taureau pour monter au rocher de Pucará où se tiendra le sacrifice rituel. Le taureau, semblant deviner ce qui l'attend, résiste et se débat et après forces ruades, il perce le rocher de ses cornes... et miraculeusement, l'eau jaillit de la roche... une eau pure et abondante qui sauva le village et hissa le taureau au rang d'animal rituel."

La culture Pucará

Cette jolie légende se transmet oralement depuis si longtemps que nul n'en connaît l'origine exacte. Pourrait-elle provenir d'aussi loin que l'Antiquité? Car sur les hauts plateaux des Andes, c'est à Pucará qu'apparaît pour la première fois un établissement urbain doublé d'un important centre de cérémonies, au deuxième siècle avant notre ère. Le peuple Pucará a prospéré pendant quelques centaines d'années, puis a abandonné le site aux alentours de l'an 380. On retrouve des vestiges de leur civilisation tout au long du littoral péruvien et jusqu'au nord du Chili actuel. Ils protégeaient leurs agglomérations par des murailles construites en pierres, véritables forts appelés pucará ou pukará en quechua, un ancien dialecte andin.

Entre 1975 et 1980, des fouilles archéologiques ont révélé un ensemble de six pyramides tronquées à degrés, un secteur de monticules funéraires, trois ensembles de constructions massives non domestiques, un ensemble de constructions domestiques, constitué d'enclos fermés et d'un vaste dépôt de détritus, au milieu duquel furent découvertes de petites habitations circulaires. Ces dernières témoignent d'une occupation permanente et dense. Les enclos correspondent à d'autres types d'habitation, ce qui révèle une division sociale marquée parmi les habitants.

Site archeologique de Pucara
Partie du site archéologique de Pucará

Les Pucarás utilisèrent des techniques hydrauliques élaborées pour développer l'agriculture sur les terres inondables des rives du lac Titicaca, cultivant la pomme de terre et autres tubercules, ainsi qu'un peu de maïs. Ils organisèrent également les premiers élevages de lamas et d’alpagas, dont la laine filée leur servait de monnaie d'échange commercial.

Après un court déclin, encore inexpliqué, Pucará est définitivement abandonné vers 380 après J.-C., jusqu'à sa réoccupation très tardive entre 1250 et la conquête des hauts plateaux par les Incas.

C'est surtout l'art de sculpter la pierre qui fait l'originalité des Pucaràs. Elle fait preuve d’une grande finesse dans la gravure de hauts et bas reliefs sur ses stèles aux motifs géométriques, zoomorphes ou végétaux. Les monuments de la culture Pucarà surpasse d'autres constructions de la même époque, par une maîtrise des techniques d’assemblage des pierres, taillées et polies de façon à ce qu’elles s’ajustent parfaitement.

Leurs céramiques les plus typiques sont des vases à la base large et l’embouchure étroite, reconnaissables à leur couleur rouge foncée quasi brune, gravées de légères incisions ou peintes de motifs noirs, gris et jaunes. 


Museo litico de Pucarà

On retrouve aussi sur ces poteries anciennes des dessins de camélildés (lamas et alpagas) et de félins; mais pas encore de taureaux, qui ne faisaient pas partie de la faune locale à cette époque. C'est seulement avec l'arrivée des Espagnols, au XVe siècle, que sont introduits les taureaux apportés d'Europe, et c'est fort probablement à compter de cette époque que les imageries traditionnelles des camélidés tels le lama et l'alpaga ont transité vers un animal fétiche considéré plus noble, le taureau.

Hors donc, l'appellation du taureau de Pucarà ne provient pas de cette fascinante culture ancienne. Plus simplement, à compter du 19e siècle, les habitants de la région se sont mis à vendre leur produits à la nouvelle station de trains de Pucarà, et les petits taureaux si représentatifs de l'art local sont devenus des taureaux de 'Pucarà'.

Tout de même c'est depuis des siècles, lors de carnavals ou à des dates importantes, que le taureau est utilisé lors de la cérémonie du Señalaquy, un rituel qui consiste à procéder à l'union d'un taureau et d'une femelle afin d'attirer les bonnes grâces des dieux sur la fertilité du troupeau. Lors de ce rituel, le taureau sera incisé au torse et à l'oreille et le sang recueilli sera mêlé à une mixture composée de vin, d'alcool et de coca sacré afin d'être bue par le maître du troupeau.

De nos jours, ce rituel s'est transposé aux mariages péruviens, et les époux reçoivent en cadeau de noces une paire de taureaux de Pucará qu'ils s'empresseront d'installer sur le toit de leur maison, en gage de protection, de fertilité, et de bonheur en la demeure.

Le symbolisme du taureau de Pucará

Les taureaux de Pucará traditionnels sont peu colorés. L'argile local leur confère une teinte orangée blanchâtre naturelle, et quelques ornements y sont peints, généralement en noir et blanc. Un taureau de Pucará traditionnel doit également posséder huit caractéristiques spécifiques:

1. Un orifice au bas du dos, au niveau de l'os sacré, afin d'y verser de l'eau ou du vin. symbolisme de fertiliser le bétail.
2. Une petite anse au bas du cou, qui signifie que l'énergie sexuelle doit d'abord provenir du mental, et plus symboliquement, que l'énergie créatrice doit être contrôlée par l'esprit; un message pour les nouveaux mariés qui dorénavant, créeront eux aussi la vie.
3. Le bât porté par un animal est dessiné en guise de symbole de protection, mais aussi un rappel du poids que l'homme doit porter afin de contribuer chaque jour, par ses actes, à l'épanouissement de la race humaine.
4. La partie supérieure du cou est ornée de trois bordures montant vers la tête (le domaine du mental) et représentant les trois niveaux d'éveil de la conscience: naître, mourir et se sacrifier pour l'humanité; le Père, le Fils et le Saint-Esprit; les énergies positive, négative ou neutre. Des bordures à motif de zig zag, d'escalier, ou de chaînes, inspirées de l'architecture antique, couvrent les épaules et le torse du taureau afin de symboliser le travail avec le thymus qui développe l'intuition du coeur.

    5. Les yeux ronds et saillants du taureau de Pucará  rappellent à l'homme qu'il doit être vigilant avec le monde qui l'entoure, mais aussi capable d'introspection (de regarder en soi-même).
    6. La langue: que ta parole soit impeccable, que ton verbe soit adéquat, il ne faut pas utiliser les mots qui blessent: le mensonge, l'insulte, la colère ou l'orgueil.
    7. Ces ornements stylisés sont en fait la représentation d'une ancienne (et plutôt sadique) méthode de marquage du bétail appelée Huallccuscka. Les profondes coupures infligées au torse de l'animal mettaient plusieurs mois à cicatriser.
    8. On retrouve sur les authentiques taureaux de Pucará les mêmes ornements en forme de spirale retrouvés sur les ruines des monuments du peuple Pucará de l'Antiquité. C'est la spirale de l'existence, dans laquelle nous voyageons sur des basses sphères aux hautes sphères, selon l'éveil de notre conscience tout au long de notre vie.

    Les taureaux de Pucará constituent une très jolie part de l'artisanat péruvien. Fait main tout autant qu'en manufactures, les taureaux de Pucará modernes sont confectionnés de toutes sortes de matériaux et se déclinent dans toute une gamme de couleurs vives.

    Le symbolisme intrinsèquement attaché à cet icône culturel en fait une pièce à la fois esthétique et spirituelle, et il semble que des propriétés spécifiques s'attachent aux taureaux de Pucará en fonction de leur couleur. Quelle idée géniale pour un cadeau personnalisé!

    • Le taureau de Pucará rouge apportera au couple : l’amour, la passion, la vitalité.
    • Le taureau de Pucará jaune représente l’énergie, la bonne chance que recevra la personne qui le possède.
    • Le taureau de Pucará vert représente la fertilité, l’équilibre.
    • Le taureau de Pucará noir ou violet représente la noblesse, la sagesse, la créativité, la spiritualité
    • Le taureau de Pucará crème représente l’optimisme, le bien-être des familles, des couples.
    • Le taureau de Pucará bleu symbolise la sérénité, l’harmonie, la fidélité dans le couple.

    Chez Latitudes, nous sommes très fier de partager avec vous la collection de petits taureaux de l'artisane péruvienne Maribel Posso Olivares. Inspirée de la légende du Torito de Pucará, cette collection en céramique est peinte à la main de motifs floraux et d'ornements dorés, mêlant les inspirations espagnoles et péruviennes. 

    "I believe in positive energy and good vibes", nous dit Maribel. "I want more people to gift dreams with my designs. They are full of love and color, and are the result of teamwork and passion... lire plus


    Découvrez nos adorables petits taureaux de Pucará!

     

    Sources:

    REYES APAZA, Freddy. - La simbologia totemica del torito de Pucara

    BOUCHARD. - Pucara Culture', Encyclopædia Universalis [en ligne]

    Make your world beautiful and their dreams possible.

    Latitudes Word Decor | Décors du Monde



    Older Post | Précédent Newer Post | Suivant


    Leave a comment | Votre commentaire

    Sale

    Unavailable

    Sold Out